La vie des abeilles
De l’oeuf à l’abeille
La transformation d’un oeuf en abeille prend 21 jours. L’oeuf fécondé est déposé au fond de l’alvéole. Après 3 jours, l’oeuf tombe à l’horizontale pour se transformer en larve. La larve est abondamment nourrie pendant 4 jours de gelée royale, puis de pollen, jusqu’à ce que les abeilles ferment l’alvéole d’un couvercle de cire. En 8 jours, les larves deviennent des nymphes aux organes formés. Et 12 jours après la fermeture de l’alvéole, une jeune abeille nait. Pendant tout le processus, le couvain reste à une température constante de 35°C.
Le couvain
Les larves se développent sur le cadre de couvain. Les abeilles nourricières veillent en grappe et contractent leurs muscles thoraciques pour élever la température de leur corps et maintenir ainsi une température constante de 35°C. Autour des cellules vides, les cellules orange sont pleines de pollens, protéine indispensable à la croissance. La colonie consomme 30 à 40 kg de pollen par an pour élever le couvain. Le miel est stocké par les abeilles autour du couvain.
Le couvain
Les larves se développent sur le cadre de couvain. Les abeilles nourricières veillent en grappe et contractent leurs muscles thoraciques pour élever la température de leur corps et maintenir ainsi une température constante de 35°C. Autour des cellules vides, les cellules orange sont pleines de pollens, protéine indispensable à la croissance. La colonie consomme 30 à 40 kg de pollen par an pour élever le couvain. Le miel est stocké par les abeilles autour du couvain.
L’Apis mellifera
La construction de son nid en rayons parallèles permet à l’Apis mellifera une bonne régulation thermique. Par sa capacité à économiser de l’énergie, du miel, pour produire de la chaleur, notre abeille commune s’est adaptée à des biotopes très variés de la Scandinavie à l’Oural, de l’Afrique du Sud au Moyen-Orient. L’espèce Apis mellifera regroupe 24 sous-espèces aux caractères différents. La douceur de la race italienne contraste avec l’agressivité des souches d’Afrique…
Trophallaxie
Deux abeilles pratiquent l’échange buccal de nourriture, fréquent chez les insectes sociaux. La trophallaxie permet le partage de substances chimiques qui contribuent à la communication dans la colonie. Les phéromones circulent d’une abeille à l’autre, qu’elles soient ouvrières, reine, faux-bourdons, non seulement par la bouche, mais aussi par le corps, les antennes et leurs messages chimiques transmettent les informations à la colonie.
Trophallaxie
Deux abeilles pratiquent l’échange buccal de nourriture, fréquent chez les insectes sociaux. La trophallaxie permet le partage de substances chimiques qui contribuent à la communication dans la colonie. Les phéromones circulent d’une abeille à l’autre, qu’elles soient ouvrières, reine, faux-bourdons, non seulement par la bouche, mais aussi par le corps, les antennes et leurs messages chimiques transmettent les informations à la colonie.
Gelée royale
Une abeille sur une cellule royale emplie de gelée. La gelée royale est la clé du développement de la colonie. Elle est sécrétée par les jeunes nourrices et mêlée à du pollen. Elle représente une alimentation exceptionnelle qui offre une croissance aux larves d’abeillles sans équivalent dans le monde animal. Contrairement aux abeilles ordinaires et aux faux-bourdons, la reine est nourrie exclusivement de gelée royale. Sa gestation est plus courte, 16 jours au lieu de 21 jours.
Jeune abeille
Juste après sa naissance, une jeune abeille imparfaitement pigmentée s’approche des réserves de miel pour son premier repas. Sa principale source de nourriture reste le pollen, protéine indispensable à son développement interne. Durant les 4 jours après sa naissance, l’abeille nettoie les cellules pour la ponte de la reine. Vers le 6ème jour, la jeune abeille devient nourricière, produit de la gelée royale et maintient le couvain à une température constante en séjournant sur les alvéoles.
Jeune abeille
Juste après sa naissance, une jeune abeille imparfaitement pigmentée s’approche des réserves de miel pour son premier repas. Sa principale source de nourriture reste le pollen, protéine indispensable à son développement interne. Durant les 4 jours après sa naissance, l’abeille nettoie les cellules pour la ponte de la reine. Vers le 6ème jour, la jeune abeille devient nourricière, produit de la gelée royale et maintient le couvain à une température constante en séjournant sur les alvéoles.
La reine
Une reine, marquée du chiffre 34 par un apiculteur, est en train de pondre entourée de sa cour. Quelques abeilles lèchent son corps et la touche avec leurs antennes. Le marquage permet à l’apiculteur d’identifier une reine, de connaitre son âge et par là même son cycle de ponte. Lorsqu’elle a 2 ans, ses facultés reproductricent sont à leur apogée. Elle peut ainsi pondre jusqu’à 2000 oeufs par jour. Sur ce cadre, on remarque également à leur taille plus ronde les mâles, appelés faux-bourdons.
Les butineuses
En été, les abeilles sortent de la ruche à la moitié de leur vie. Gardiennes, butineuses, porteuses d’eau puis éclaireuses, elles récoltent et livrent nectar et pollen pendant 4 à 5 jours à l’issue desquels elle meurent. La distance parcourue en vol détermine la longévité d’une abeille. Une butineuse effectue une dizaine de voyages par jour, une fréquence qui dépend de la facilité de la récolte et de la proximité des fleurs.
Les butineuses
En été, les abeilles sortent de la ruche à la moitié de leur vie. Gardiennes, butineuses, porteuses d’eau puis éclaireuses, elles récoltent et livrent nectar et pollen pendant 4 à 5 jours à l’issue desquels elle meurent. La distance parcourue en vol détermine la longévité d’une abeille. Une butineuse effectue une dizaine de voyages par jour, une fréquence qui dépend de la facilité de la récolte et de la proximité des fleurs.
La reine et sa cour
Une partie de l’organisation sociale de la ruche repose sur les phéromones de la reine. Ces odeurs, qui attirent les mâles lors du vol nuptial, sont au coeur de la cohésion sociale de la colonie. A la suite de leur contacts avec la reine, les ouvrières de la cour nettoient leurs antennes avec leurs pattes antérieures pour propager les phéromonones. Puis elles se déplacent dans la ruche pour transmettre cette information aux autres ouvrières.
Une abeille sur le miel
De fleur en fleur, l’abeille aspire le nectar et remplit son jabot. De retour à la ruche, elle le régurgite et le donne à une abeille qui le transmet à son tour… Lors de ces échanges, le miel s’enrichit des ferments que contiennent les sécrétions salivaires. Prédigéré, mi-floral, mi-animal, le miel est facilement assimilable par le corps humain. Sa composition et ses propriétés varient selon son origine botanique. Médecine douce, le miel contribue à entretenir la santé au quotidien et surtout à éviter les petites infections.
Une abeille sur le miel
De fleur en fleur, l’abeille aspire le nectar et remplit son jabot. De retour à la ruche, elle le régurgite et le donne à une abeille qui le transmet à son tour… Lors de ces échanges, le miel s’enrichit des ferments que contiennent les sécrétions salivaires. Prédigéré, mi-floral, mi-animal, le miel est facilement assimilable par le corps humain. Sa composition et ses propriétés varient selon son origine botanique. Médecine douce, le miel contribue à entretenir la santé au quotidien et surtout à éviter les petites infections.
L’essaimage
Des milliers d’abeilles volent en essaim. Chaque année, lorsque la population est nombreuse, la colonie, après avoir élevé de nouvelles reines, se divise. L’ancienne reine part avec la moitié de la population à la recherche d’une nouvel habitat. L’essaim vole quelques mètres et se pose sur une branche. Les éclaireuses s’envolent à la recherche d’un lieu sûr pour passer l’hiver. L’essaimage représente un merveilleux stratagème de survie qui assure la pérennité de l’espèce et stimule aussi ses capacités d’adaptation.
L’accouplement en vol
Sexuellement mature et après un vol de reconnaissance, la jeune reine sort de la ruche par une journée de beau temps. Elle s’accouple avec une quinzaine de mâles pour remplir sa spermathèque de 20 à 25 millions de germes, destinés à féconder les oeufs qu’elle pondra durant les 2 à 5 ans de sa vie. L’accouplement est fatal aux mâles qui se tétanisent pour sortir leur endophallus de leur abdomens. Le couple tombe ensuite à terre et la reine se dégage, laissant sur le sol son prétendant sans vie.
L’accouplement en vol
Sexuellement mature et après un vol de reconnaissance, la jeune reine sort de la ruche par une journée de beau temps. Elle s’accouple avec une quinzaine de mâles pour remplir sa spermathèque de 20 à 25 millions de germes, destinés à féconder les oeufs qu’elle pondra durant les 2 à 5 ans de sa vie. L’accouplement est fatal aux mâles qui se tétanisent pour sortir leur endophallus de leur abdomens. Le couple tombe ensuite à terre et la reine se dégage, laissant sur le sol son prétendant sans vie.
Le miel et les abeilles
Des abeilles se gorgent de miel sur des alvéoles. Le nectar des fleurs se compose d’eau à 80% et sa transformation par évaporation produit le miel qui ne contient plus que 17% d’eau. Imputrescible, le miel est l’unique nourriture des abeilles adultes. Facilement assimilable, il offre l’énergie nécessaire pour le vol mais aussi pour la chaleur pour survivre à l’hiver. Une butineuse pèse 100mg et transporte en vol une charge de 70mg.
Un essaim dans une branche
Cette masse grouillante d’abeilles pèse 1 à 3 Kg et compte jusqu’à 20 000 abeilles. Gorgées de miel, entourées autour de la reine, les abeilles sont alors inoffensives. L’essaim attend. Les éclaireuses reviennent de tous côtés et vantent dans leurs danses frénétiques les abris qu’elles ont découverts. L’essaim hésite, d’autres éclaireuses repartent pour une ultime vérification, et lorsque toutes les danses divergentes cessent d’elles-mêmes, l’essaim s’envole vers le havre choisi. Une nouvelle société est née.
Un essaim dans une branche
Cette masse grouillante d’abeilles pèse 1 à 3 Kg et compte jusqu’à 20 000 abeilles. Gorgées de miel, entourées autour de la reine, les abeilles sont alors inoffensives. L’essaim attend. Les éclaireuses reviennent de tous côtés et vantent dans leurs danses frénétiques les abris qu’elles ont découverts. L’essaim hésite, d’autres éclaireuses repartent pour une ultime vérification, et lorsque toutes les danses divergentes cessent d’elles-mêmes, l’essaim s’envole vers le havre choisi. Une nouvelle société est née.
La cire
Sur un rayon de cire immaculée, les bâtisseuses, à l’aide de leurs mandibules, déposent, étirent et aplatissent la cire jusqu’à obtenir des parois hexagonales parfaites d’une épaisseur régulière de 0.073 mm. Les antennes de l’abeille serviraient d’étalon, lors de la construction pour évaluer la taille et la forme des hexagones. La cire est secrétée par l’abeille dont les glandes cirières transforment le sucre du miel en graisse. Il faut 7 à 10 Kg de miel pour faire 1 Kg de cire.
La propolis
Une abeille avec sur ses pattes antérieures, 2 boulettes de propolis. La propolis se présente sous l’aspect d’une gomme gluante, très odorante, dont l’abeille se sert, comme d’une mortier, pour obstruer les fentes de la ruche. L’abeille recouvre également d’une mince couche de propolis tous les rayons de cire et ainsi assainit son habitat avec cet anti-infectieux, doté de propriétés antibiotiques et antifongiques. C’est la propolis qui donne son odeur à la cire. Elle joue également un rôle d’hormone régulatrice à l’intérieur de la ruche.
La propolis
Une abeille avec sur ses pattes antérieures, 2 boulettes de propolis. La propolis se présente sous l’aspect d’une gomme gluante, très odorante, dont l’abeille se sert, comme d’une mortier, pour obstruer les fentes de la ruche. L’abeille recouvre également d’une mince couche de propolis tous les rayons de cire et ainsi assainit son habitat avec cet anti-infectieux, doté de propriétés antibiotiques et antifongiques. C’est la propolis qui donne son odeur à la cire. Elle joue également un rôle d’hormone régulatrice à l’intérieur de la ruche.
Une architecture parfaite
Un rayon de cire pèse quelques centaines de grammes et contient 4 Kg de miel. La cellule hexagonale est la forme la plus économique qui puisse se concevoir. Les rayons verticaux, parallèles, aux 2 faces constituées d’alvéoles, réunis par une cloison médiane, constituent un chef-d’oeuvre d’économie de travail et de matériaux. Mais le génie de cette architecture dépasse la réalisation du plan. Chaque cellule possède des dimensions particulières adaptées à ses fonctions, stockage de miel, de pollen, élevage d’abeilles ou de faux-bourdons.
La ventilation de la ruche
Lors des grandes chaleurs ou après une récolte abondante en nectar, les abeilles battent des ailes afin de renouveler l’atmosphère de la ruche. La ventilation est aussi au coeur de l’élaboration du miel. Les butineuses régurgitent le nectar récolté sur les fleurs dans la bouche d’autres ouvrières qui le stockent dans les cellules. Ce nectar est peu à peu déshydraté par le courant d’air produit par les ventileuses. Il devient du miel lorsque son taux d’humidité descend à 17%. Une abeille peut ventiler pendant 20 minutes d’affilée.
La ventilation de la ruche
Lors des grandes chaleurs ou après une récolte abondante en nectar, les abeilles battent des ailes afin de renouveler l’atmosphère de la ruche. La ventilation est aussi au coeur de l’élaboration du miel. Les butineuses régurgitent le nectar récolté sur les fleurs dans la bouche d’autres ouvrières qui le stockent dans les cellules. Ce nectar est peu à peu déshydraté par le courant d’air produit par les ventileuses. Il devient du miel lorsque son taux d’humidité descend à 17%. Une abeille peut ventiler pendant 20 minutes d’affilée.
Accueil d’un faux-bourdon
Une abeille nourrit un nouveau-né. La langue du faux-bourdon est plus courte que celle de l’abeille. Il ne butine pas et ne s’allimente pas seul. Elevé par la colonie au printemps, le rôle principal des faux-bourdons est la fécondation des jeunes reines. A la fin de l’été, ils sont chassés des ruches. On distingue la différence de taille des yeux à facettes entre l’abeille et le faux-bourdon. 4500 facettes par oeil pour l’ouvrière tandis que le mâle en possède 7500 pour mieux repérer les reines en vol et à distance.
Multitude
En été, une colonie en pleine santé compte entre 40 000 et 60 000 abeilles. Près de 300 à 400 ouvrières meurent chaque jour. Toutes les abeilles de la ruche sont remplacées en 4 mois. On distingue 2 générations d’ouvrières, de longévité différentes, mais qui ne présentent pas de différence morphologique : les abeilles d’été et les abeilles d’hiver. Les premières ont une durée de vie de 4 à 5 semaines au terme desquelles elles meurent d’épuisement. Les secondes naissent au courant de l’automne et vivent 6 à 8 mois.
Multitude
En été, une colonie en pleine santé compte entre 40 000 et 60 000 abeilles. Près de 300 à 400 ouvrières meurent chaque jour. Toutes les abeilles de la ruche sont remplacées en 4 mois. On distingue 2 générations d’ouvrières, de longévité différentes, mais qui ne présentent pas de différence morphologique : les abeilles d’été et les abeilles d’hiver. Les premières ont une durée de vie de 4 à 5 semaines au terme desquelles elles meurent d’épuisement. Les secondes naissent au courant de l’automne et vivent 6 à 8 mois.



















